Les tendances du transport maritime en 2022
Le marché du transport des marchandises par voie maritime restera sous pression pendant encore un moment.
Avec un manque de main-d’œuvre, le secteur du transport maritime éprouve des difficultés à répondre à la demande.
En marge de la présentation de ses résultats, le transporteur danois Maersk, leader du marché du transport maritime, en a profité pour faire le point sur la situation du marché.
Le transport de marchandises maritime devrait afficher une croissance comprise entre 7 et 9% cette année ; une estimation un pourcent plus élevée qu’une précédente prévision, selon les chiffres de l’agence Bloomberg.
Selon le dirigeant de Maersk, 300 navires seraient ainsi en attente de déchargement. Il faut également composer avec le manque de camionneurs.
“Le problème n’est pas vraiment le manque de capacité des navires“, a ainsi expliqué Soren Skou, le patron de l’entreprise.
“Nous devons résoudre le problème de la main-d’œuvre dans les ports pour améliorer les chaînes d’approvisionnement.”
Des prix cinq fois plus élevés dans le transport maritime
À travers la situation de Maersk c’est l’ensemble du secteur du transport maritime qui se profile.
“Nous connaissons actuellement des prix de transport jusqu’à cinq fois supérieurs à la normale“, précise Philippe Ledent, chief economist de ING.
C’est évidemment tout bénéfique pour les armateurs, mais les répercussions ne sont pas minces pour l’économie en général.
“Ces augmentations de prix sont en train de se stabiliser mais, elles reflètent les énormes difficultés logistiques que traverse le commerce mondial actuellement.
Globalement, il y a énormément de marchandises à déplacer d’un continent à l’autre et les containers ne sont pas là où on en a besoin“, schématise l’économiste.
La reprise économique depuis l’accalmie de la pandémie sur la plupart des marchés augmente la demande pour des produits souvent en provenance d’Asie, plus encore à l’approche des fêtes de fins d’année.
Mais, les containers sont pour la plupart restés bloqués en Occident depuis les mesures de confinement. Un décalage logistique qui mettra encore plusieurs mois à se résorber.
Confrontée au même souci logistique, la Compagnie Maritime Belge n’entrevoit pas un retour à la normale avant la seconde moitié de 2022.
Rupture de la chaîne logistique
Au Port d’Anvers, on reconnaît que la situation reste très tendue. “La reprise économique chinoise et des incidents comme le blocage du Canal de Suez ou la fermeture brutale de ports chinois au moindre foyer de covid désorganise la chaîne logistique mondiale, déjà très fort perturbée.”
Le deuxième port européen en termes de trafic de containers connaît actuellement des retards de un à deux jours pour accueillir les bateaux. “Mais ce n’est rien à comparer à certains ports américains, où les navires doivent attendre jusqu’à huit jours avant d’accéder aux quais“, fait remarquer Lennart Verstappen, porte-parole du Port d’Anvers.
“Nous nous attendons à ce que cette situation dure jusqu’à l’année prochaine, mais il est difficile de prédire pour combien de temps.”
À la désorganisation de la chaîne logistique, s’ajoute aussi un manque de main- d’œuvre dans le secteur.
On l’a vu avec les conséquences du Brexit en Angleterre avec la pénurie de chauffeurs. Mais la situation n’est pas plus simple aux États-Unis où une grande quantité de travailleurs âgés se sont retirés du marché du travail à la faveur de la pandémie.
En Europe, l’inadéquation structurelle du marché du travail provoque aussi des pénuries de main-d’œuvre, notamment dans le secteur portuaire par ailleurs très fermé, conclut Philippe Ledent.
Article original de l’Écho : https://www.lecho.be/entreprises/transport/le-transport-maritime-sera-encore-sous-pression-en-2022/10343406.html
Les avantages du port sec à l’intérieur d’un pays
Divers concepts, noms et définitions se rapportent à la notion de port sec. Il est parfois appelé « port avancé », « port intérieur » ou « plateforme logistique multimodal ».
Un port sec est une étendue de terre aménagée et connectée à un port maritime par voie routière, ferroviaire ou fluvial pour le groupage et la distribution des marchandises.
C’est une plateforme située en dehors de la zone portuaire.
Le port sec n’est pas qu’un simple lieu de dépôt de conteneurs vides indésirables sur les terminaux portuaires mais un outil stratégique dans la chaîne logistique et pas seulement sur le continent.
Le port sec est ainsi appelé parce qu’il est très similaire à un port maritime dans les services qu’il offre, excepté qu’il n’est pas proche de la mer.
LES FONCTIONS D’UN PORT SEC
Les fonctions rattachées à un port maritime sont les mêmes qu’on pourrait s’attendre à retrouver dans un port sec.
Ce qui supposent la présence des installations pour :
- la manutention,
- le stockage,
- l’entreposage,
- l’empotage, le dépotage,
- l’entretien et la réparation des équipements.
On retrouve également dans le port sec un regroupement géographique de sociétés et d’organismes indépendants s’occupant du transport de marchandises tels que : les transitaires, expéditeurs, transporteurs maritimes et terrestres, consignataires, conseil des chargeurs et la fourniture de services connexes entre autres, inspections douanières, services phytosanitaires, paiement de taxes etc…
Le port sec franc d’Adetikopé présente trois avantages principaux. En facilitant les flux de marchandises, notamment vers les pays enclavés de la région, le port sec contribue à faire du #Togo un hub #logistique régional.@kokouedemTENGUE pic.twitter.com/DDXEmzzf5L
— Ministère de l'Economie Maritime (@MaritimeTg) January 19, 2022
Le port sec pour désengorger de la zone portuaire et ses artères
Les opérateurs installent de plus en plus ce type de ports dans les corridors pour fluidifier le trafic autour des terminaux et baisser le coût des marchandises.
Pour exemple alors que la population africaine doit plus que doubler d’ici à 2050, avec une personne sur neuf résidant dans les grandes villes, rien ne permet d’espérer que la circulation dans les grandes villes comme Lomé, Dakar, Abidjan, Lagos ou Luanda gagnera en fluidité.
La congestion a un impact énorme sur le coût logistique quand les durée d’attente des marchandises sont longues.
Le port sec trouve donc sa vocation de décongestionnement des agglomérations portuaires : les agro-industriels peuvent libérer de l’espace pour leurs opérations et confier leurs flux logistiques à une plateforme de stockage gérée par un logisticien.
Et si elle est sous douane, pour accueillir des marchandises qui ont vocation à être stockées et ne sont pas dédouanées, c’est encore mieux.
Le port sec peut aussi servir à stocker des conteneurs pleins, notamment s’ils ont vocation à partir ou à arriver à travers un corridor.
L’investissement de départ est plus élevé, car il faut un terre-plein agrémenté d’un revêtement, capable de supporter les manœuvres d’un chariot élévateur chargé de 120 à 130 tonnes.
Ce port sec qui peut aussi, toujours dans une logique d’équilibre des flux, se conjuguer avec une plateforme spécialisée dans une matière première destinée à l’export.
Le port sec ainsi se transforme alors en un véritable port intérieur avec les mêmes missions qu’un terminal de bord à quai, la manutention verticale mise à part.
Dédouanement et inspections sanitaires, désinfection, pesage, entreposage, empotage- dépotage, et même packaging sont les opérations courantes.
Le port sec améliore la connectivité entre les pays
À la fois port et plateforme logistique, le vrai port sec conjugue diverses compétences.
Il génère des externalités positives ; Il a pour vocation d’améliorer la connexion logistique avec les pays de l’hinterland, sachant que le coût pour déplacer un conteneur est estimé à 2 dollars le kilomètre.
Le port sec permet de développer les échanges intra-africains et rend les économies moins dépendantes des chocs extérieurs.
L’évolution des ports secs dans le monde
En 2005, l’Europe comptait environ 200 ports secs.
Aux États-Unis, il existe quelque 370 grands dépôts intérieurs de dédouanement et au moins 200 autres de plus petites tailles.
Cependant, dans la région de la Commission Économique et Sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), il existe moins de 100 installations de ce type.
Début des activités du port sec d’Adétikopé
Le port sec d’Adétikopé est construit sur la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).
Disposant de 20 hectares et pouvant accueillir simultanément 12 500 conteneurs, ce nouveau terminal s’érige comme un véritable atout stratégique du port de Lomé dans le but de renforcer les échanges avec les pays de l’hinterland et de faire du Togo un hub logistique de 1er rang dans la sous-région.
Les opérations sur le Port Sec de plateforme industrielle d’Adétikopé ont officiellement démarré le 17 janvier 2022 avec l’accueil des premiers conteneurs commerciaux.
Ces premiers conteneurs d’importation en transit du Port de Lomé à partir du navire PORT GDYNIA de CMA CGM GROUP (Official) marquent le début des opération sur le port sec.
Retrouvez en images le 1er transfert de conteneurs via le port sec d’Adétikopé, dans la nuit de dimanche à lundi. Le Min. @kokouedemTENGUE a rappelé qu’il s’agit d’une étape historique vers la transformation du #Togo en hub #logistique régional???https://t.co/lZdC9JrUGk pic.twitter.com/GFj92rgW3D
— Ministère de l'Economie Maritime (@MaritimeTg) January 18, 2022
Découvrez le métier de Docker
Un docker est un ouvrier travaillant dans les entreprises de manutention pour effectuer les opérations de déchargement et de chargement des navires.
Profession exclusivement masculine, le docker travaille dans les ports de marchandises.
Au départ ou à l’arrivée des bateaux c’est lui qui s’occupe de charger ou de décharger les cargaisons.
Les dockers ont donc le monopole de tout ce qui est manutention sur le domaine maritime.
Les dockers sont en général répartis en équipes, de tailles variables suivant la taille du navire, le temps que celui-ci reste à quai, la nature de la cargaison, etc.
Ils peuvent travailler, soit sur une journée, soit sur des périodes de quatre, six, huit ou douze heures d’affilée de jour comme de nuit.
Les missions d’un docker
Manutentionnaire, le docker travaille sur des zones portuaires comme des terminaux portuaires, des quais de port maritime ou fluvial, ce qui peut impliquer un travail en hauteur et le port répétitif de charges lourdes ou volumineuses.
Le port d’équipements de protection est donc requis au quotidien.
Le docker peut aussi être amené à travailler en zone frigorifique. En outre, une bonne condition physique est nécessaire.
Concrètement, le docker réalise des opérations de manutention portuaire, de transbordement de cargaison à bord de bateaux ou à quai, manuellement ou à l’aide d’engins de manutention à conducteur porté (chariot élévateur) voire de véhicules lourds (cavaliers, remorques, porte-conteneurs).
En tant que docker, il sélectionne et positionne le matériel, les élingues et les treuils selon la nature de la cargaison.
Il procède à l’ouverture ou la fermeture des panneaux de cale, installe et vérifie les équipements d’accès aux bateaux : les rampes, les échelles de coupe et les passerelles.
C’est aussi lui qui enlève et dépose les charges, et qui les positionne en coordination avec les équipes d’intervention.
Ensuite, il nettoie et range la zone de travail. En marge, il effectue la maintenance préventive et curative de premier niveau des équipements. Il doit aussi savoir utiliser des engins de manutention non motorisés et des outils de radiocommunication.
Il connaît l’interprétation de signaux, les règles de sécurité portuaire, ainsi que les gestes et les postures de manutention.
Le docker maîtrise aussi l’organisation et le fonctionnement de la zone portuaire, c’est-à-dire le plan de circulation et les zones de stockage. C’est lui qui réceptionne et contrôle les produits, puis transmet un état des anomalies et incidents relevés au service concerné.
Les aptitudes d’un docker
Docker est avant tout un métier physique.
- Le candidat doit donc posséder beaucoup de force et d’endurance.
- Il doit maîtriser à la perfection les postures de manutention et reste concentré, vigilant.
- Il est attaché aux règles de sécurité malgré une grande rapidité d’exécution.
- Le docker a nécessairement une excellente hygiène de vie, ce qui lui permet de tenir malgré des horaires souvent décalés.
- Il est ponctuel, adaptable et polyvalent pour épouser le rythme du port.
Le docker travaille en équipe.
Il est solidaire et fiable, ce qui facilite ses échanges avec sa hiérarchie et ses collègues.
Il jouit donc également d’un excellent relationnel.
Comment devenir Docker ?
Avant tout, il faut savoir qu’aucun diplôme n’est nécessaire pour devenir Docker.
Les entreprises portuaires proposent elles-même des formations qui peuvent durer quelques jours mais une expérience ou une formation en logistique est toujours bénéfique.
Avec de l’expérience, le Docker peut évoluer vers un poste de responsable d’équipe, d’encadreur et de Superviseur.
Qui emploie des dockers ?
Le docker exerce exclusivement dans les ports de marchandises, employé par les entreprises de manutention portuaire.
Au Togo les principaux manutentionnaires sont :
Le Togo délimite ses eaux territoriales
À la fois espaces nationaux et internationaux, les surfaces maritimes notamment à proximité des côtes, disposent d’un statut particulier entremêlant droit interne et droit international.
Les lignes de côtes ne constituent pas des frontières.
Le droit international dispose en effet que la bande de mer d’une largeur de 12 milles marins appelée « mer territoriale » fait aussi partie de l’espace (surface et profondeur) sur lequel s’étend la souveraineté exclusive de l’État qui la borde.
Au-delà de la « mer territoriale », commence un espace intermédiaire de 200 milles marins appelé Zone Économique Exclusive (ZEE).
L’État y possède des droits exclusifs en matière d’exploration et d’usage des ressources à des fins énergétiques, économiques ou scientifiques.
Dans les douze premiers milles de la ZEE, l’État conserve ses droits en matière de fiscalité et de politique d’immigration.
En début d’année 2021, le Togo a entrepris de délimiter ses eaux territoriales.
Comment opère-t-on et pour quelles causes ?
Monsieur Stanislas BABA, Ministre, Conseiller du Chef de l’État, Président du Haut Conseil sur la Mer (HCM) nous a entretenu sur ce sujet.
En quoi est-il nécessaire de délimiter les eaux territoriales du Togo ?
L’époque coloniale a délimité les frontières terrestres sans celles de la mer.
La convention de Montego Bay de 1982, recommande que les pays dont les côtes sont adjacentes,
négocient et délimitent leurs propres frontières maritimes.
En effet, les dispositions de l’article 15 concernent la délimitation de la mer territoriale ; celles de l’article 74 sont relatives à la Zone Economique Exclusive tandis que l’article 83 porte sur le Plateau Etendu.
Le Togo a ratifié la convention de Montego Bay et doit se conformer aux dispositions de ladite
convention.
Où s’arrêtent les eaux territoriales et quelles méthodes utilisez-vous pour les délimiter ?
Les eaux territoriales s’arrêtent à 12 milles marins de la plus basse mer.
L’article 15 de Montego Bay stipule que c’est l’équidistance.
Les résultats sont appelés « équidistance provisoire » car cette ligne doit être redressée suivant les
titres historiques… Donc il n’y a pas une méthode formelle dédiée à cette délimitation.
Les bateaux sont régulièrement en file indienne sur la côte togolaise. Comment arrivent-ils à reconnaitre les limites ?
(Limites par rapport aux eaux internationales et par rapport au Ghana à l’Ouest du Port de Lomé)
Le Togo conformément à cette convention, a édité ses cartes marines officielles qu’il a déposées aux Nations Unies sur lesquelles sont marquées dans les eaux territoriales togolaises les zones de mouillages qui sont à deux nautiques de la frontière ouest avec le Ghana.
Pour rappel, le Togo a depuis quelques mois entrepris un processus de délimitation de ses frontières maritimes avec le Ghana.
Une Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) a été mise sur pied dans le cadre des négociations entre les deux pays sur la délimitation de leur frontière maritime commune.
Les Missions Portuaires du Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT)
La mission générale du Port Autonome de Lomé consiste à recevoir les marchandises qui seront ensuite acheminées vers les différents destinataires.
Le convoyage de ces marchandises peut rencontrer des surprises en cours de route ; c’est là qu’intervient le Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT) qui œuvre aux cotés des transporteurs pour leur porter assistance.
Le CNCT est un établissement public à qui, l’État a confié la mission d’assister les chargeurs (importateurs et exportateurs) afin de sécuriser l’acheminement de leurs marchandises sur les corridors togolais.
Créé par ordonnance n°80-11 bis du 09 janvier 1980 avec pour objectif de représenter les intérêts des chargeurs et de l’armement togolais, le Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT) a pour missions essentielles :
- La répartition du trafic maritime,
- La négociation des taux de fret et la promotion du secteur maritime,
- L’assistance aux chargeurs, la formation et l’information des chargeurs.
L’intervention du CNCT a lieu surtout lors des accidents de circulation où les camions sont renversés, ou lorsqu’il y a des problème d’ascension dans les monts Alédjo et Défalé par exemple.
Dans ces situations, l’assistance du CNCT consiste à tracter les camions et à dégager les conteneurs.
L’apport du CNCT au Port Autonome de Lomé est d’autant plus important que si les marchandises ne peuvent pas être convoyées vers les clients, le port ne remplit pas pleinement sa mission.
Le CNCT dispose ainsi des cellules d’assistance routière tout au long des routes.
Ces cellules d’assistances ont pour unique mission le secours des transporteurs en difficultés.
La mise en place des aires de repos pour le bien-être et la sécurité des transporteurs
La sécurisation de l’acheminement des marchandises sur les corridors togolais est une mission qu’accomplie le Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT).
Divers parkings et aires de dégagement sont ainsi créés pour les besoins des usagers.
L’une de ses actions a consisté à aménager le long de la Route Nationale 1, des parkings et des aires de dégagement pour permettre aux usagers routiers, de stationner en cas de besoin.
Ce stationnement sur les parkings et aires de repos est volontaire.
Les camions qui le choisissent, doivent s’acquitter d’un droit qui permet d’entretenir toutes les commodités mises à leur disposition.
Par contre, le stationnement sur les aires de dégagement est gratuit.
Les transporteurs qui empruntent la RN1, en direction ou en provenance du Port de Lomé, trouveront nos installations y attenantes.
Nous les invitons à utiliser ces espaces en toute sécurité pour leurs camions.
Nos parkings sont construits sur un espace d’au moins 20.000 mètres carrés disposant d’une aire de stationnement et d’un ensemble de commodités.
Le plus grand parking actuel est situé à Djéréhouyé à la sortie nord d’Atakpamé, en venant de Lomé. C’est un grand parking sur lequel la société SAFER a logé sa cellule de contrôle de charge à l’essieu.
Les parkings sont également présents à Agaradè à Bafilo et un autre à Blitta Carrefour.
Une dizaine d’aires de repos sont également disponibles.
On pourra citer par exemple celles d’Amakpapé, Gléi, Gaougblé II, Sotouboua et de Lama Téssi.
D’autres projets de construction sont actuellement à l’étude. Notre objectif à terme, est de disposer d’au moins un parking dans chaque région économique et des aires de dégagement.
Le Conseil National des Chargeurs du Togo (CNCT) a mis en place des aires de repos le long des routes pour permettre aux conducteurs fatigués de se reposer.
Cela permet aussi de limiter les accidents dus à la fatigue des conducteurs.
D’autres cellules d’assistance dotées d’engins se mettent en place pour arriver à tracter, évitant les stationnements le long du corridor.
Le Conseil National des Chargeurs du Togo participe aux études de sa réalisation du port sec de Cinkassé.
À terme, son opérationnalisation va accroitre à coup sûr le trafic routier et par conséquent, les missions portuaires du CNCT.
08 réformes de l’OTR qui ont amélioré la qualité des opérations douanières au Togo.
Les autorités togolaises dans le but d’améliorer le climat des affaires et la compétitivité du Port Autonome de Lomé (PAL) ont entrepris diverses reformes aussi bien au niveau de la plateforme portuaire qu’au niveau des régies financières du pays.
C’est ainsi que des changements sont intervenus sur la chaîne douanière à l’importation et à l’exportation.
Pour ce qui est des réformes engagées par l’Office Togolais des recettes (OTR) au Port Autonome de Lomé, elles ont été conçues pour favoriser le renforcement de la transparence, la modernisation et la simplification des procédures administratives au niveau de la douane.
Ces reformes douanières sont au nombre de huit sans compter les mesures relatives à la pandémie du Coronavirus.
- L’élaboration d’un nouveau code des douanes.
Ce code répond désormais aux exigences de modernisation de l’administration et met l’accent sur la célérité des opérations. Il est également fluide, transparent et équitable pour les usagers.
- La dématérialisation du certificat d’origine.
Ceci a consisté à la mise en place d’une plateforme par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo pour permettre aux opérateurs économiques d’effectuer gratuitement leur demande et de recevoir leur certificat d’origine uniquement en ligne.
Cette réforme a entrainé la réduction du délai de 48 heures à moins de 5 en moyenne.
Les transitaires, les opérateurs économiques et les autres usagers en sont très ravis du moment où il y a un gain considérable de temps.
- La réduction du nombre de documents exigibles pour le contrôle de déclaration en douane et la dématérialisation des procédures dans le système Sydonia world.
Cette réforme permet de réduire les documents de contrôle, mieux, tous les documents sollicités par l’opérateur lui sont désormais transmis en ligne sans oublier la célérité et la rapidité dans le traitement des dossiers.
Les réformes ont également touché les documents requis pour les opérations d’exportation au PAL.
Dorénavant, ne sont demandés que la Facture commerciale, l’Attestation d’exportation (Demandée au cordon douanier pour des envois dont la valeur est supérieure à 10 millions de francs CFA) et le Certificat d’origine qui est d’ailleurs disponible en ligne.
Il en est de même pour la dématérialisation des procédures de dédouanement dans Sydonia World.
C’est grâce à cette réforme que depuis le 30 janvier 2019, les commissionnaires en douanes agréés, les consignataires, les importateurs et les exportateurs sont tenus d’envoyer électroniquement à la Douane via Sydonia World la déclaration en détails ainsi que les originaux des documents de dédouanement contre un dépôt physique précédemment.
Tous les documents sollicités par l’opérateur lui sont désormais transmis en ligne.
D’autres documents sont délivrés en ligne par la Douane togolaise grâce à la dématérialisation.
On peut citer, entre autres, le Bon à conduire, le Bon à embarquer, le Bon à enlever, le Bon à entreposer, le Bon à expédier, le Bon à sortir de MAD, le Bon à sortir d’entrepôt, le Bon pour AT, le Certificat de visite et le Bulletin de liquidation.
Il faut dire que la dématérialisation dans les opérations au Port de Lomé a également touché les marchandes à l’importation. En effet, la réforme a aussi facilité la tâche à l’opérateur économique et au transitaire.
La procédure est là aussi dématérialisée et le nombre de documents requis réduit. Désormais ne sont exigés que l’Attestation de valeur (ADV), la Facture commerciale, le Connaissement et le BESC.
- La dématérialisation des procédures d’enlèvement des marchandises à la brigade.
Le but de cette réforme est non seulement de réduire le contact physique entre les opérateurs économiques privés et les agents de douane mais aussi d’accélérer le traitement des dossiers.
- L’interconnexion entre Sydonia world et le système du manutentionnaire Bolloré et LCT.
Cette réforme est très appréciée des transitaires dans la mesure où elle entraine la célérité et la rapidité dans le traitement des dossiers. Ce qui induit un gain de temps.
Ainsi, depuis la fin Février 2020, Togo Terminal a mis à la disposition de sa clientèle une solution web permettant de générer les factures et d’effectuer le paiement en ligne via Ecobank.
De même, Lomé Conteneur Terminal a dématérialisé sa facturation et offre à sa clientèle la possibilité d’effectuer le paiement en ligne via NSIA banque.
Comme si cela ne suffisait pas, toujours dans le but de rendre compétitif le PAL, il a été procédé la réduction des délais à l’importation notamment les délais de dépôt du manifeste.
L’avis aux opérateurs économiques N°002/2020/ OTR/CG/CDDI du 09 janvier 2020 stipule qu’il est désormais possible aux consignataires de déposer le manifeste 24 heures avant l’arrivée du navire.
A ceci s’ajoute la réduction des délais d’attente pour le passage au scanner de LCT qui fonctionne désormais 24h/24.
- La création de l’Unité Spéciale d’Intervention Douanière (USID).
Cette initiative a pour but d’intervenir rapidement sur les opérations en cas d’alerte informant du déroulement d’une activité illicite.
- Le dédouanement en ligne dans le système informatique de la douane et l’automatisation des procédures.
Comme les autres reforment, celle-ci vise le gain de temps pour les usagers, une procédure simplifiée, la dématérialisation des formalités douanières et la réduction du risque de corruption.
- L’amélioration des critères de sélectivité des déclarations avec près de 50% de circuits hors contrôle.
Dans l’intérêt des transitaires, cette mesure permet la liquidation rapide des dossiers et la célérité dans la procédure de dédouanement des marchandises.
Ainsi à l’importation, on a l’exonération des droits de douanes et taxes (à l’exception des prélèvements communautaires) sur : Le matériel agricole et le matériel médical et produits exclusivement utilisés dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19.
Toutes ces reformes s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND), notamment en son axe 1 qui ambitionne de faire du Togo un Hub logistique et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ouest africaine.
Tout savoir sur les missions d’un marin
Le marin peut être un civil ou un militaire.
Civil, il participe à l’opérationnalité d’un navire qui effectue, par exemple, le transport de marchandises ou de passagers.
Il est responsable de la bonne expédition du fret transporté. Il rend compte à l’armateur de la qualité des relations qu’il entretient avec les différents services extérieurs (dockers, pilote de port).
S’il est militaire, il a pour mission la dissuasion, la prévention, l’intervention et la sauvegarde maritime.
À ce titre, il peut se spécialiser dans l’utilisation des outils de combat (navires, sous-marins, avions ou hélicoptères, commandos, plongeurs démineurs…) et des armes.
Le marin civil
En tant que civil, il va s’occuper entre autres de la gestion du matériel, du suivi des tâches administratives, de l’exploitation commerciale du navire et de la sécurité à bord.
Il participe aussi à la surveillance des travaux de maintenance et sécurité des machines, au suivi des grands travaux de remise en état et de réhabilitation lors d’interventions par les chantiers navals.
Il assure la liaison entre le bord et les stations côtières, s’occupe de la gestion des mouvements portuaires, du commandement de voiliers charters, des convoyages de bateaux de plaisance et apporte son soutien à la prise en main de ces derniers. Il peut également prendre les commandes des navires de plaisance ou ceux à utilisation collective (NUC, navire à voile de transport de passagers à titre onéreux).
Le marin militaire
Le marin militaire, s’adosse sur des connaissances transversales des métiers spécifiques au monde militaire et maritime.
Il peut s’intéresser aux domaines tels que les opérations aériennes, l’informatique et les transmissions ou de la sécurité (lutte contre les incendies, prévention des risques…), la surveillance.
La protection des installations de la marine (navires, bases aéronautiques navales et de la force océanique stratégique), l’encadrement et l’instruction militaire du personnel le concerne.
Il participe à la mise en œuvre des actions techniques et opérationnelles (application des réglementations internationales et nationales tendant à assurer la sécurité des navires et de la navigation maritime), collabore à la prévention et à la lutte contre la pollution des espaces marins, à l’application des règlements tendant à assurer la circulation maritime.
Il apporte son appui au niveau de l’administration générale des personnels, à l’organisation de la vie sociale et économique.
La marine, un métier aux multiples facettes
Quel que soit son profil ou son domaine de compétence, le marin s’intéresse à divers domaines tels que la communication, les ressources humaines, le droit, le contrôle de gestion et les métiers ; scientifiques.
Par ailleurs, il peut se spécialiser dans la maintenance des installations et des matériels mécaniques et électroniques.
Ainsi, il s’occupera de l’entretien des moteurs des navires, des équipements frigorifiques (conditionnement d’air et préservation des vivres) et hydrauliques.
Une spécialisation dans les armes lui permet de faire des manipulations et vérifications des torpilles, des canons, des missiles, des mines, des conduites de tir, etc.
Grâce à l’utilisation de matériels de pointe (radars, sonars, sondeurs…), il observe l’environnement maritime et identifie les potentiels dangers.
Enfin, le marin doit maîtriser une ou plusieurs langues étrangères, posséder le certificat de spécialiste du feu, se conformer rigoureusement aux règles de la marine, pouvoir prendre rapidement des décisions ayant des conséquences, néfastes ou positives, sur le matériel et les hommes.
Il doit s’adapter aux contraintes de la vie en collectivité, entretenir des relations humaines et commerciales, assurer la direction et la bonne marche du navire (superviser un ou l’ensemble des services à bord), garantir la responsabilité technique du navire (opérations de manœuvres et de sécurité).
Le Port Autonome de Lomé au 41ème Conseil de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC)
Une délégation du Port Autonome de Lomé (PAL), conduite par son Secrétaire Général Monsieur KABITCHADA Essonêya, a pris part, du 29 novembre au 03 décembre 2021, à Douala au Cameroun, au 41ᵉ Conseil de l’Association de Gestion des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AGPAOC) placé sous le thème : « Port digitalisé comme modèle d’efficacité portuaire ».
Ce thème a donné l’occasion aux experts portuaires d’échanger et de faire des présentations et de partager leurs expériences sur la digitalisation des activités dans les ports africains au cours de la 16ème table ronde des Directeurs Généraux. La présentation du Port Autonome de Lomé a été faite par Monsieur Kaiser Tê KAFUI de la Direction des Systèmes d’Information.
En marge de la table ronde des Directeurs généraux et de la 3ème édition de l’exposition de l’AGPAOC, tous les comités techniques de ladite association se sont réunis.
A l’issue des travaux les comités techniques à savoir : le comité Sécurité Maritime, Protection de l’environnement et Exploitation (SMPEE) ; le comité Etudes Techniques, Infrastructures et Développement (ETID), le comité Chargé d’Affaires, le comité Affaires Administrative et Juridique (AAJ), le Réseau des Commandants des Ports et le Réseau des Femmes Portuaires et Maritimes ont fait le point des différentes recommandations faites dans le but d’améliorer l’AGPAOC sous tous ses aspects.
Aussi, des motions ont été lues à l’endroit des autorités portuaires et gouvernementales.
Une visite des installations du Port Autonome de Kribi le 03 décembre 2021 a marqué la fin de ce 41ème conseil annuel de l’AGPAOC, qui a vu la participation de plus de trois cent délégués.
Cap sur Luanda, en Angola, pour le 42ème conseil de l’AGAPOC en novembre 2022.
Entretien du domaine portuaire
Dans le cadre de la Démarche Qualité, Santé, Sécurité et Environnement, la Direction Générale du Port Autonome de Lomé convie ses permissionnaires à l’entretien permanent de l’extérieur et de l’intérieur de leurs parcelles ainsi qu’à une bonne gestion des déchets issus de leurs activités dans le but d’assurer une meilleure santé et sécurité dans un environnement sain.
La Direction Générale vous remercie et compte sur la collaboration de tout un chacun de vous pour relever ce défi sanitaire, sécuritaire et environnemental.
La responsabilité Sociétale des Entreprises : Les œuvres du port de Lomé
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) a fait irruption dans la vie économique, politique et sociale.
Les entreprises sont ainsi conduites à réagir à cette nouvelle exigence.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes de développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact positif sur la société mais aussi mieux respecter l’environnement.
C’est ainsi que le Port Autonome de Lomé, depuis fort longtemps, s’est donné comme mission de s’investir dans le bien-être social de son personnel et des riverains de la zone portuaire à travers diverses actions.
Un Centre Médico-Social pour assurer le soin et la prise en charge de la population
Le Port de Lomé a mis sur pied un Centre Médico-Social. C’est un lieu où se regroupent des professionnels de plusieurs métiers : assistantes sociales, éducateurs, médecins, puéricultrices, sages-femmes etc.
Cette équipe propose un accueil gratuit et adapté à chaque situation, des consultations médicales ou encore un soutien social, pour faire face aux difficultés rencontrées.
Il s’agit d’un lieu ouvert à tous, en particulier les employés du Port Autonome de Lomé.
Le centre a pour mission de :
Administrer les premiers soins aux accidentés et malades démunis :
- La prise en charge des cas sociaux ;
- L’assistance sociale pour des personnes se trouvant dans des situations difficiles.
Sensibiliser tous les acteurs, sur :
- le VIH/SIDA et les IST sur le corridor Abidjan- Lagos ;
- les risques d’accident sur les lieux de travail.
Le CMS est ouvert 24H sur 24 avec une équipe de permanence dirigée par un médecin.
Les cas graves sont évacués vers les structures spécialisées en fonction de leur degré ou de la volonté du patient ; les employés portuaires étant assurés.
Une école pour garantir l’éducation des riverains
Le Port Autonome de Lomé a en outre créé une école qui est ouverte non seulement aux enfants du personnel, mais aussi aux riverains du Port de Lomé à des frais accessibles à toutes les couches sociales.
Les élèves s’en sortent avec de meilleurs résultats aux examens notamment le Certificat d’Études du Premier Degré (CEPD).
Autres réalisations socio-collectives du port de Lomé
Le Port de Lomé a son petit marché qui permet aux bonnes dames de s’installer afin de répondre aux besoins en restauration des acteurs de la zone portuaire.
Le Port dispose également d’un centre commercial moderne, ouvert au public sans aucune distinction.
Du côté religieux, le foyer des marins et la mosquée du Port sont des lieux de prières pour les chrétiens et les musulmans.
Notons que la notion de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) est née durant le « New Deal ». Aujourd’hui, la RSE est au centre de préoccupations mondiales et devrait franchir un nouveau cap avec la mise en place de la norme ISO 26000 qui est indispensable pour les entreprises et les organisations qui s’engagent à fonctionner de manière socialement responsable.




