Microplastiques polluent les fonds marins

Les fonds marins de la planète sont jonchés d’environ 14 millions de tonnes de microplastiques d’après l’Organisation pour la Recherche Scientifique et Industrielle du Commonwealth (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, CSIRO).

Ces microplastiques proviennent de la décomposition d’immenses quantités de déchets qui échouent chaque année dans les océans.

La quantité de ces minuscules substances polluantes est 25 fois supérieure à celle dont faisaient état les précédentes études.

Pour cette première évaluation mondiale des microplastiques présents dans les fonds marins, la CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) a fait appel à un robot sous-marin qui a prélevé, jusqu’à 3 000 mètres de profondeur, des échantillons sur des sites situés au large des côtes sud de l’Australie.

« Nos recherches ont montré que l’océan profond est un puits pour les microplastiques », a affirmé Denise Hardesty, la principale chercheuse de cette étude. « Nous avons été étonnés d’observer des quantités élevées de microplastiques dans un endroit aussi éloigné. » ajoute-t-elle.

Selon les scientifiques, qui ont publié leurs conclusions dans la revue Frontiers in Marine Science, il y a généralement d’avantage de fragments de microplastiques dans le fond marin sutout dans les zones où les déchets flottants sont plus nombreux.

« La pollution plastique qui finit dans l’océan se dégrade et se décompose pour finir en microplastiques », a affirmé Justine Barrett, qui a dirigé cette étude. « Les résultats montrent que les microplastiques s’enfoncent effectivement au fond de l’océan. »

Mme Denise Hardesty appelle à la mise en œuvre en urgence des mesures destinées à trouver des solutions face à la pollution marine plastique, qui affecte les écosystèmes, la faune et la santé humaine. « Le gouvernement, l’industrie et la population doivent travailler ensemble pour réduire de manière significative la quantité de déchets que nous voyons le long de nos plages et dans nos océans », a-t-elle insisté.

Les fonds marins représentent 70 % de notre planète, mais seule une infime partie a déjà été explorée. Cet espace, extrêmement riche, pourrait pourtant nous être d’un grand renfort, notamment dans la recherche de nouveaux médicaments.